Trouver un appartement à louer pour votre PVT à Montréal

Trouver un appartement à louer pour votre PVT à Montréal

Vous avez reçu la bonne nouvelle et vous êtes désormais prêt à partir vivre à Montréal le temps d’un PVT. 

Félicitations !

Se pose maintenant la question de votre logement à Montréal.

Voici ce qu’il vous faut savoir pour trouver votre logement à Montréal.

Mon expérience avec les PVTs à Montréal 

Comme vous, je suis arrivée au Canada avec mes 2 valises … il y a 20 ans !

Le PVT n’existait pas encore :-).

Mais peu importe la sémantique. L’expérience d’immigrant reste la même. 

Comme vous, j’ai été confrontée à la recherche de logement, à la recherche d’emploi et à l’intégration. 

Au fil des années, je suis devenue conseillère juridique au Québec spécialisée dans le droit contractuel (rédaction, révision et négociation de contrats). 

Bien sûr, de part mes origines françaises, mon réseau d’amis et de connaissances inclut de nombreux PVTistes, expatriés ou contrats VIE, qui me partagent régulièrement leurs réussites, leurs défis, leurs expériences, tout comme leur émerveillement lors du 1er hiver québécois :-).

Au-delà de ce réseau d’amis et de connaissances, je reçois aussi depuis plus de 10 ans des PVTistes dans mes locations meublées à Montréal.

J’ai donc à la fois cette expérience :

  • d’immigrante arrivant au Canada avec mes rêves et mes espoirs, 
  • de propriétaires offrant des locations meublées, ainsi que 
  • avec les PVTistes, expatriés, contrats VIE.

Maintenant que les présentations sont faites, passons au coeur du sujet !

Connaissez-vous l’expression “avaler son crapaud en premier” ?

Cela veut dire que je vais vous annoncer les mauvaises nouvelles en 1er pour ensuite uniquement vous parler de meilleures nouvelles :-).

Les défis pour trouver un logement pour un PVT à Montréal

Pour la location d’un appartement à Montréal, un propriétaire va très souvent demander les trois documents suivants :

  •  des références d’anciens propriétaires,
  •  une preuve de votre emploi, et
  • une enquête de crédit.

Passons ces éléments un à un.

Référence d’anciens propriétaires

Même si vous avez des références d’anciens propriétaires en France, les propriétaires québécois ne seront pas nécessairement enclins à les contacter.

Tout simplement, parce qu’ils ne voudront pas nécessairement appeler en France.

S’ils ont la possibilité de louer leur appartement à une personne qui a des lettres de références au Québec, ils vont très souvent préférer louer leur appartement à cette personne.

C’est une question purement pratique mais qui entraîne néanmoins son lot de désagrément pour le PVTiste que vous êtes.

Preuve de votre emploi

Fournir une preuve d’emploi est très facile si vous avez un emploi lorsque vous arrivez à Montréal. 

Il vous suffira de montrer au potentiel propriétaire votre contrat d’emploi ou de demander à votre employeur une lettre confirmant votre emploi chez lui.

Par contre, de nombreux PVTistes n’ont pas nécessairement un emploi à leur arrivée à Montréal.

Trouver un logement sans cette preuve d’emploi ou en l’absence de preuve de revenu peut donc s’avérer difficile.

Le marché locatif à Montréal est, de façon générale, très actif.

Une annonce de logement vacant entraîne une longue liste de personnes intéressées à louer le logement. La concurrence est donc vive.

Il est certain que la COVID-19 a changé un peu les choses mais il reste à voir si le retour progressif à la normale entraîne de nouveau un marché très actif.

Vous comprenez donc qu’un propriétaire de logement va plutôt choisir une personne qui a un contrat d’emploi.

Parce que j’ai moi-même été dans votre situation, je suis (en tant que propriétaire et directrice de LM Montréal) généralement très flexible sur ces exigences.

Si vous avez des questions à cet égard, n’hésitez pas à me contacter.

Qu’est-ce qu’une enquête de crédit ?

Une enquête de crédit est une pratique très courante au Québec lors de la location d’un appartement. 

Cette enquête permet à un futur propriétaire de contacter une institution (qui s’appelle soit Equifax ou TransUnion) afin de savoir si le potentiel locataire est un bon payeur ou non.

Prenons un exemple. 

Vous avez un abonnement Internet auprès d’une compagnie internet. Vous commencez à payer vos abonnements mensuels à temps. Jusqu’à maintenant, pas de problème.

À un moment donné, vous payez votre abonnement Internet, mais très tardivement, bien au delà du délai qui vous est imparti. 

La compagnie internet va alors notifier à Equifax et/ou TransUnion que vous accumulez des retards de paiement très régulièrement. 

C’est la même chose pour tous vos retards de paiement (que ce soit vis-à-vis de votre banque, de votre fournisseur d’électricité, d’internet, etc.). Tous ces retards seront notifiés à Equifax ou TransUnion. 

Ainsi, lorsque le propriétaire d’un appartement demande une enquête de crédit sur vous auprès de ces institutions, il pourra savoir très facilement et très rapidement si vous êtes un bon payeur ou pas.

Vous vous en doutez, les propriétaires de logement utilise donc cette enquête de crédit quasi systématiquement pour vérifier le sérieux d’un potentiel locataire.

Cependant, lorsque vous arrivez à Montréal avec votre PVT en poche, le propriétaire d’un logement ne pourra pas faire une telle enquête de crédit sur vous puisque vous n’êtes pas canadien ni américain. 

En d’autres termes, vous n’existez pas aux yeux d’Equifax ou de TransUnion.

Le propriétaire ne pourra donc pas être rassuré sur la bonne gestion de vos finances.

Pour cette raison, un propriétaire va avoir tendance à ne pas facilement accepter une personne arrivant de l’extérieur du Canada.

Cela ne veut pas dire que vous ne pourrez jamais trouver un logement. 

Non. Certains propriétaires sont beaucoup plus flexibles que d’autres.

C’est notamment le cas de LM Montréal.

La saga des déménagements du 1er juillet

La très grande majorité des baux au Québec commence le 1er juillet d’une année pour se terminer le 30 juin de l’année suivante.

Les baux sont ainsi toujours d’une durée d’un an, renouvelable.

Maintenant, supposons que vous avez réussi à louer un logement et que votre bail commence le 1er juillet 2020. 

Votre intention est bien sûr de rester jusqu’au 30 juin 2021. 

Mais supposons maintenant que vous avez rencontré le coup de foudre en août 2020 !!

Vous voulez absolument aller vivre avec l’élu(e) de votre cœur, dès le 30 novembre 2020.

Si vous voulez quitter votre logement dès le 30 novembre, il vous faudra alors, soit :

  • payer les loyers jusqu’au 30 juin 2021,
  • trouver votre remplaçant qui acceptera de prendre la location de votre appartement sous les mêmes termes et conditions que votre bail actuel. 

Cette procédure de trouver un remplacement s’appelle une cession de bail. 

Maintenant, supposons que …. finalement ce que vous pensiez être un coup de foudre n’était finalement qu’une petite flammèche … qui s’est éteinte très rapidement !

Vous décidez alors de rester dans votre appartement … et tant mieux, car vous n’aviez justement pas encore trouver un remplacement à votre bail.

Tout va bien donc et votre vie continue comme si rien ne s’était passé… ou presque 🙂 !

Le dernier jour du mois de février de chaque année, votre propriétaire doit vous annoncer l’augmentation de loyer qui prendra effet à compter du 1er juillet suivant. 

À défaut de vous en aviser avant la fin février, le propriétaire ne pourra plus augmenter votre loyer pour l’année suivante.

Vous aurez alors un mois pour y réfléchir et accepter ou refuser l’augmentation, c’est-à-dire jusqu’au 30 mars suivant.

Sachez qu’à défaut de notifier par écrit votre propriétaire (avant le 30 mars) de votre intention de quitter le logement à la fin du bail (qui est généralement fixée au 30 juin), le bail sera automatiquement renouvelé pour une autre année, soit (pour reprendre notre exemple) jusqu’au 30 juin 2022 !

Soyez donc attentif à la durée de votre bail ainsi qu’aux différentes conditions et/ou exceptions entourant votre bail.

Car oui, cet aperçu reste un résumé général des conditions de location… Une analyse plus poussée d’une situation est souvent requise pour vérifier si votre bail tombe ou non dans les exceptions !

Sachez également que ces règles s’appliquent pour le bail d’un logement non meublé mais ne s’appliquent pas pour une location de court terme.

Pour une location meublée, la durée de location est beaucoup plus flexible.

Comment trouver un logement à Montréal ?

Il existe naturellement plusieurs options pour trouver un logement à louer à Montréal.

Je vous cite ici les plus courantes.

  • www.kijiji.com. C’est en réalité l’équivalent du “Bon Coin” en France. Vous y trouverez de tout incluant, des appartements à louer, meublés ou non meublés. Par contre, soyez vigilants avec les annonces. Certaines sont frauduleuse.
  • Marketplace de Facebook, qui est devenue avec le temps assez populaire pour la recherche d’appartement à louer.
  • Différents groupes facebook sur la location d’appartement:
    • PVTistes à Montréal: logements et colocations
    • Logements à louer, Montréal
    • Logement Montréal (Apts/chambres/colocs)
    • etc.
  • Les plateformes de location meublée, telles que Airbnb qui est la plus populaire mais aussi Canadastays (devenue VRBO) ou encore HomeAway/Abrital, etc.
  • Naturellement, je vous suggère aussi LM Montréal – Location Meublée à Montréal ! Nous vous offrons 4 appartements meublés ainsi que 3 chambres en colocation.

Avec cette liste d’outils de recherche, vous êtes désormais prêt pour trouver un logement et commencer votre PVT à Montréal !

Quels types de logement trouverez-vous à Montréal ?

Dans un précédent article, je décris à la fois les termes à connaître dans le marché locatif à Montréal et au Québec mais aussi des types de logements que l’on trouve régulièrement sur le marché locatif à Montréal.

Je vais brièvement répéter ici les types de logements les plus adaptés pour vivre votre PVT à Montréal. 

Les chambres en colocation

C’est naturellement la formule la moins chère et aussi une des plus courantes.

Les chambres en colocation peuvent être non meublées ou entièrement meublées.

Certaines incluent les services (internet, chauffage, électricité, etc.) alors que pour d’autres colocations, les services seront exclus. Il vous faudra donc ajouter ce coût au loyer mensuel.

Dans la plupart des cas, vous aurez à vous entendre avec les autres colocataires pour arriver à une entente de location.

Si votre nom apparaît sur le bail, vous serez donc tenu par les conditions du bail que je mentionnais plus haut dans cet article.

Prenez donc le temps de vérifier le contrat que vous signerez (si tel est le cas) avec les autres colocataires afin de connaître l’étendue de vos obligations et de votre engagement.

Si vous avez une question à ce sujet, n’hésitez pas à me contacter.

Les appartements non meublés

Cette formule est bien sûr populaire même si elles présentent certains inconvénients pour un PVTiste.

Comme indiqué plus haut, les baux sont très généralement d’une durée d’un an, commençant généralement le 1er juillet et finissant le 30 juin de l’année suivante.

Il demeure toutefois possible de trouver des baux à d’autres dates bien sûr, mais cela est plus rare.

Avec un tel bail, vous serez donc tenu de louer l’appartement pour une durée d’un an.

Bien sûr, il vous appartiendra aussi de le meubler, d’acheter les électroménagers et de faire installer le compteur d’électricité et internet à votre nom.

Les appartements meublés

Cette formule est naturellement très populaire chez les PVTistes et les contrats VIE également puisqu’elle offre beaucoup de flexibilité.

  • Flexibilité quant à la durée de la location: vous pouvez rester 3 mois, 5 mois ou encore autant de mois que vous le désirez sans avoir à trouver un remplaçant.
  • Flexibilité également puisque tout est généralement inclus et que vous n’avez rien à vous occuper.

C’est la formule dans laquelle s’est investi LM Montréal puisque nous offrons des appartements meublés et des chambres à louer elles-aussi meublées.

Vous le savez maintenant: ce choix a été dicté par ma propre expérience d’immigrante au Canada qui a vécu les difficultés de louer un logement, de le meubler, etc .. lorsque l’on ne connaît pas encore le pays.

Je travaille actuellement à la préparation d’un guide des questions à poser à un propriétaire lors de la location d’un logement.

Ce guide sera disponible courant juillet 2020.

S’il vous intéresse, inscrivez-vous à la newsletter de LM Montréal ou contactez-moi à contact de LM Montréal afin que je puisse vous l’acheminer lorsque ce guide sera finalisé.

Pour conclure

Vous l’avez compris: trouver un logement pour votre PVT à Montréal va nécessiter une certaine préparation ainsi que des recherches.

Le marché locatif y est généralement très actif (sauf en période Covid !).

Mais ne vous inquiétez pas: il reste néanmoins facile de trouver un logement comparativement à d’autres villes.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter.

Allez, je ne vais pas vous laisser sans vous donner un aperçu de Montréal 😉

Vidéo de Bruno Maltor

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